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Société

Vendredi 24 mars 2006

De notre correspondante zagreboise...

Petit coup de geule depuis Zagreb ou je suis depuis juillet. Apres avoir fait un stage au service culturel de l'Ambassade de France, j'y fait un magistere pluridisciplinaire franco-croate (Assasso-Zagrebois) "Etudes europeennes", tout en apprenant le croate.

 

Voici les quelques images de notre très chère Sorbonne, passée sous la coupe des soi-disant étudiants anti-CPE...
Hier encore, la Sorbonne était envahie, des tables et des chaises balancées du haut des fenêtres, des livres arrachés, des salles taguées, des CRS matraqués et blessés à coups de pierres et de pavés...

 

"Elle va bien mal la France" se dit-on de l'étranger alors que presque chaque jour la France fait la triste UNE de bien trop de journaux, etalant aux yeux du monde "ses révoltes des banlieues", "ses révoltes des étudiants", "ses grèves"... Au point qu'on en vient presque a se surprendre poussant un soupir de soulagement : qu'il fait bon etre sous d'autres tropiques, qu'il fait bon regarder cela de loin, de Cirus : comme regarder des verres de terre s'agiter dans un bocal... Au point qu'on en vient presque à se sentir mal à l'aise d'être français, a se sentir un peu honteux... Cette nation de la révolution, fière des principes dont elle est a l'origine et qu'elle a insufflue de par le monde... Cette nation qui ne semble cependant avoir retenu des droits de l'homme que le droit de lancer des pavés et de contester, le droit de critiquer, en ayant perdu tout sens critique, toute mesure des choses, et tout sens du dialogue, ceux la meme qui en ont fait un modèle européen il y a qq années de cela...

Il n'est que de regarder ces images à la télévision pour rester béat de stupeur... La place de la Sorbonne, dont vous êtes peut-être des habitués, comme moi : défigurée. Les librairies prennent feu, les vitres des cafés volent en éclat, les pavés gisent en pagaille par terre, les voitures, boulevard Saint-michel, sont incendiées...

Quelle mouche les a piqués ? Le CPE ? Vous n'êtes pas sérieux quand-meme ?

 

Moi je voudrais dire que je trouve cette jeunesse bien triste, et bien bête aussi, elle qui soit-disant se bat pour son avenir. Des parfums de Mai 68 flottent dans l'air... certes, mais ces nouveaux parfumeurs de la capitale n'ont retenu de leur aînés que les fragrances les plus amers, sans la joie de vivre, l'exhubérance, la volonté et la ténacité de la jeunesse de mai 68. Des brumes d'angoisse et de reproches ont recouvert le monde étudiant d'aujourd'hui.

C'est triste. Triste de voir ces jeunes n'avoir à la bouche que les mots de fragilité sociale, de précarité, de tromperie, de reproches d'un soi-disant manque de confiance en la jeunesse... alors que la jeunesse de 68 n'avait sur les lèvres que des idéaux de paix, d'amour, d'égalité. Qu'ils ne rêvaient que de conquérir le monde et de se donner pleinement les moyens d'accomplir leurs rêves... au prix de quelque effort que ce soit.

La jeunesse française ne sait plus que lancer des pavés et se mettre en grève : voila l'echo pale de ces greves qui se repercute a l'etranger. Hé bien c'est vraiment triste. Triste et décevant. Aucune proposition, aucun dialogue. Certes, ils ont raison de reagir a cette situation intenable. Certes ils ont raison d'être exigents : "On ne veut pas du moins pire mais du mieux". Mais personne n'a LA solution parfaite, alors essayons ! Et au lieu de défiler dans les rues, de dépenser votre énergie et l'argent de l'Etat (donc le notre) en fumée, de mettre en l'air votre scolarité par des semestres perdus, bossez, travaillez, montez vos entreprises pour finir par créer vous même de l'emploi ! La phrase est provocante, mais l'idee y est.

 

Alors oui, la situation de l'emploi est beaucoup plus difficile qu'avant. Oui, les entreprises embauchent moins qu'auparavant ; oui il faut faire quelquechose et se mobiliser. Ca c'est sur, et on est tous d'accord, ça peut pas continuer comme ça. Mais si les barricades s'élèvent à chaque proposition qui ne correspond pas à : "dans le mois qui suit la fin de ton diplome, je te garantie d'avoir un emploi", alors la France se condamne à vivre dans un blocus et dans un affrontement éternels entre pouvoir et étudiants, entre pouvoir et travailleurs, entre pouvoir et administrations, entre pouvoir et francais... et à une vision bien négative de la jeunesse et de notre pays...

Et qu'on me dise ce que les lycéens de 15 à 17 ans connaissent de la précarité de l'emploi ? Quand ils auront des bac +4 ou +5 et qu'ils se verront refuser des emplois pour cause de "sur-qualification", quand ils courront de stage en stage non rémunérés, quand ils se verront refuser des postes pour soi-disant "manque d'expérience" ou pour surqualification, quand il verront arriver la fin du mois avec leur loyer à payer... alors là, oui, on pourra discuter à part égal, et peut-être qu'ils se rendront compte qu'un emploi, même insécurisé, est toujours un emploi, qu'un licenciement est aussi couteux pour l'entreprise que pour l'employé, que l'employé a tous les droits de partir du jour au lendemain alors que l'entreprise doit respecter les lourdes règles du droit du travail, qu'un licenciement n'est jamais un coup d'humeur du patron après la défaite de son équipe de foot préférée, "sans motifs", qu'un stage de 9 mois non-remunere est quelquechose de difficile a vivre tous les jours, aussi bien moralement que physiquement... 

Et c'est évident que plus on instille de mesures de soi-disante "sécurité" sociale, plus cela cloisonne la société et enrichit les même couches sociales et surtout empêche les jeunes, chômeurs et publics défavorisés de s'en sortir... Alors cessons cette stupide division entre patrons et impétrants sur le monde de l'emploi. Les grosses entreprises qui licencient en nombre du jour au lendemain pour raison économique ne représentent qu'un pourcentage minime des entreprises en France. La plupart ne creent pas d'emploi du fait des trop lourdes protections qui composent actuellement le code du travail francais.

Regardons l'Angleterre ou les pays nordiques : on peut certes être viré du jour au lendemain, mais on peut aussi trouver un boulot du jour au lendemain et en changer autant qu'on veut, dans des domaines bcp plus divers que chez nous, parce que les entreprises n'ont pas ce carcan imposé par le droit du travail en France qui fait qu'un licenciement nécessite 18 mois pour arriver à son terme, et que les patrons n'embauchent plus du tout, par crainte de se voir "enfermer" dans un système trop rigide.

Voilà pourquoi beaucoup de jeunes partent à l'étranger : parce que là-bas leurs formations sont plus reconnues et que l'embauche y est plus facile. Voilà pourquoi il faut faire quelque chose avant que la France devienne une terre délaissée par les jeunes diplômés. Voilà pourquoi il faut arrêter de politiser ce débat et d'être contre toute mesure parce qu'elle est de droite ou parce qu'elle est de gauche. C'est une attitude trop simplette pour un problème aussi grave que celui de l'avenir de la jeunesse en France.

 

Alors donner plus de liberté de licenciement aux entrepreneurs ne va pas augmenter les licenciements. Au contraire. Ils se sentiront plus libres de creer des postes. Et quel est l'intérêt d'un entrepreneur d'embaucher et de donner une formation à un jeune (au bout de un mois alors que pour un CDI classique c'est au bout de 3 mois) si c'est pour le virer 6 mois plus tard ? Quel est son interet de mobiliser des equipes de parfois 10 personnes autour d'un recrutement et d'une formation si c'est pour se separer de sa nouvelle recrue qu'il a lui-meme choisi ? AUCUN.

Et cette souplesse est au contraire la chance de notre époque et de nos générations : je peux me lever, aujourd'hui, du haut de mes 24 ans, sans me dire chaque matin que tous les jours de ma vie de cotisante, je ferais le même boulot, chaque jour, pendant 50 ans.

Alors, c'est vrai, il faut se donner du mal. C'est vrai, il faut avoir de l'énergie à revendre. C'est vrai, il faut toujours se battre pour faire valoir ses compétences, pour enfoncer les portes. Mais on n'a rien sans rien, et la situation économique et démographique font qu'il n'y a pas d'autres solutions. Alors bossons plutot que de descendre dans les rues. Qu'on me dise qui a envie de s'occuper de ces jeunes dont le seul instrument de dialogue sont les pavés et les barricades, qui restent butés dans leurs positions en scandant qu'il faut retirer le CPE, sans négociations préalables ? Qui n'acceptent pas les essais, les tentatives, les propositions... Comment peuvent-ils être ouverts sur l'avenir quand ils se crispent sur un contrat d'embauche dont, si cela ce trouve, ils ne bénéficieront pas, qui vient s'ajouter à d'autres contrats déjà existants sans les remplacer, et qui est une chance d'emploi, pour une jeunesse qui ne réclame que ça... Autant vous dire que ca rigole de l'autre cote des frontieres... Et on passe pour des ramassis de gigolo, fideles a leur reputation de raleurs et de fouilleurs de poubelles des deux cotes de la rue, droite et gauche... Pas très productif...

Alors d'accord, une periode d'essai de 2 ans, c'est trop long. D'accord, les methodes "a la hussarde" ne sont pas des plus diplomatiques. Mais c'est quand-meme dingue que des jeunes en vienne a manifester pour avoir le DROIT de suivre les cours qu'on leur propose, parce que leurs amphis sont bloques ??

C'est un peu comme si dans la grande entreprise de la société, ces jeunes s'asseyaient à leur bureau en tapant du pied et en balancant tout ce qu'on leur offre et tout ce qu'ils ont sous la main pour marquer leur mécontentement. Et bien là, oui, le grand patron va virer ces enfants capricieux, dont personne ne veut. Les responsables politiques rechignent déjà à toucher à ce domaine sensible. Alors il faut arrêter de contester pour contester, parce que ça fait bien, et proposer des solutions ou accepter celles qu'on nous propose. Ou au moins accepter le dialogue. 

C'est trop facile de critiquer sans proposer. Il vaut mieux essayer. Et si ça ne marche pas, on arrête.

 

Mais on essaie d'abord, ensemble. On critique ensuite.

 

Diane

 

 

Par Diane
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Jeudi 30 mars 2006

 

 

*Un peu d’histoire  : Sur la fameuse dernière grande grève anglaise 1926 

(Attention je ne donne ici que la fin d'un long processus, car la bataille entre syndicats, patrons et gouvernement... commence en 1920. Cette grande grève marque le déclin du syndicalisme anglais et des mobilisations à cause de trahisons des dirigeants réformateurs du TUC Le Conseil général du Trades Union Congress -TUC — l’unique centrale syndicale britannique-

A cause de l’action des dirigeants syndicaux -du TUC-, la grève générale de 1926 fut un triomphe... pour la bourgeoisie britannique. La campagne de répression antisyndicale qui s’ensuivit fit des dizaines de milliers de victimes. Des centaines de milliers de travailleurs quittèrent les syndicats et le taux de syndicalisation tomba au dessous du niveau d’avant-guerre.
Ce fut une terrible défaite pour les travailleurs. Ses conséquences se firent sentir longtemps sur le mouvement ouvrier)

Le premier mai 1926, alors que l’une des plus grandes manifestations ouvrières se déroulait à Hyde Park à Londres, une poignée de bureaucrates “négociait”. En fait, selon les propres dires de Thomas, ils s’abaissaient : “J’imagine que mes critiques habituelles diront que je m’abaissais, et c’est vrai. Dans toute ma longue vie je n’ai jamais supplié et imploré comme j’ai supplié et imploré toute la journée d’aujourd’hui.”

Comme cela était prévisible, un tel comportement ne fit qu’encourager le gouvernement dans sa démarche anti-ouvrière. Prenant prétexte du refus — tout à fait correct — des travailleurs du livre d’imprimer un éditorial du journal jaune le “Daily Mail” attaquant une éventuelle grève générale, le gouvernement rompit les négociations. Les dirigeants du TUC eurent beau condamner les imprimeurs, le gouvernement poussa son avantage.

Sans enthousiasme, mais sans alternative, le Conseil Général du TUC appela à la grève générale le lundi 3 mai 1926. Les premiers jours, les métallos et les travailleurs des chantiers navals ne furent pas appelés à faire grève, le Conseil général préférant les garder “en réserve”.

La bourgeoisie, bien entendu, n’était pas aussi frileuse. Le 4 mai, les docks de Londres étaient occupés par deux bataillons de l’armée, équipés de cavalerie et de blindés. Des navires furent remorqués dans les estuaires proches des grandes villes ouvrières — Newcastle, Liverpool, Hull et Glasgow — et les “volontaires” et la réserve de police, bien préparés, furent mobilisés.

Afin de faire passer son message anti-ouvrier et sa propagande, le gouvernement lança un quotidien, la “British Gazette”, dont le rédacteur en chef était Churchill. Chaque jour, cette feuille vomissait sa
haine des travailleurs et appelait “le peuple” à s’opposer à la grève. Elle était aidée dans son sale boulot par la BBC, récemment établie.jour, cette feuille vomissait sa haine des travailleurs et appelait “le peuple” à s’opposer à la grève. Elle était aidée dans son sale boulot par la BBC, récemment établie.

 

 

. Zéphyr

 

 

 

 

 

Par Zéphyr
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Jeudi 6 avril 2006
France : Juifs et Arabes, même combat !

Attention si cet article garde toute sa pertinence, car les problèmes raciaux ne sont pas prêts de s'arrêter. Il ne faut pas oublier le contexte dans lequel cet article a été écrit: 2003 six mois après la manifestation FN où un arabe avait été jeté dans la seine... 
 
            13 janvier 1898, Émile Zola publie dans le journal l’Aurore une lettre, adressée à Félix Faure, président de la République française, qui restera dans les anales. «J’accuse !». Il se révolte contre «contre cette abominable affaire Dreyfus». Ce capitaine de l’armée française, à la carrière et au patriotisme irréprochable, mais aussi ce juif, est condamné pour un crime qu’il n’a pas commis alors que les preuves de son innocence sont irréfutables. Cette affaire est l’un des exemples les plus marquants de l’histoire anti-sémite française.
            Il y a 8 ans, le 1er mai 1995, Brahim Bouaaram trouvait la mort par noyade, poussé dans la Seine par un groupe de skinheads sortis du sillage du Front national. Les raisons de sa mort ? Il était maghrébin et pour certaines personnes c’est une raison suffisante pour vouloir tuer une personne.
 
            L’histoire de France regorge de cas similaires à ces deux faits marquants. La France a le triste privilège d’être profondément marqué par des sentiments anti-sémites et racistes envers les maghrébins. La France n’aime pas ses juifs et ses arabes. Commençons tout d’abord par définir ces deux notions. L’antisémitisme est défini par l’Encyclopédie Universalis comme «une attitude d’hostilité à l’égard des minorités juives, quel que soit, d’ailleurs, le motif de cette hostilité». Le racisme pourrait être défini comme un ensemble de comportements discriminatoires envers une personne ou un groupe de personnes en raison de son appartenance à une nation, une ethnie, une race ou une religion. Ces deux concepts reposent sur une théorie selon laquelle il existerait une hiérarchie des races donnant le droit à une race, dite supérieure, de dominer l’autre. Et aujourd’hui, en France, on estime que les juifs et les arabes sont inférieurs, ils sont, à ce titre, victimes de diverses persécutions. Le paradoxe dans cette situation est ces deux peuples, victime des mêmes attaques, sont montés l’un contre l’autre. Au lieu de s’unir face à l’adversité ils se combattent. Il s’agit dans comprendre les raisons.
 
            Tout à commencer avec le début de la seconde Intifada amorcé en septembre 2000. L’Intifada peut se définir comme une guerre sainte menée par l’ensemble des peuples musulmans contre l’ennemi sioniste. Elle fait suite au passage d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem Est. Ce qui devait rester comme un simple passage d’un haut dignitaire israélien sur ce lieu, hautement symbolique pour les palestiniens musulmans, a mis le feu au poudre et a provoqué une série de réactions en chaîne qui se solde, aujourd’hui, par les tensions actuelles que travers le Moyen Orient. L’Intifada vise les sionistes. Le sionisme pourrait se définir comme le nationalisme israélien, c'est-à-dire comme la volonté du peuple juif de créer l’état d’Israël.Le fondement du sionisme est biblique : Israël a été donné aux tenants de cette religion, les juifs. Le mot sionisme vient de Sion, une colline de Jérusalem. Antisionisme et antisémitisme sont deux termes qui désignent des notions différentes et pourtant beaucoup d’amalgames sont réalisés. Le premier vise la négation même de l’existence d’un état hébreu tandis que le second vise le peuple juif en lui-même. Il ne faut pas les confondre. L’Intifada concerne l’étatisation des juifs, pas le peuple en lui-même, du moins au sens juridique du terme car la réalité offre une vision nettement différente. En effet la plus part des antisionistes sont aussi des antisémites. Telle est la situation en France. Cette seconde Intifada a profondément ébranlé les jeunes maghrébins de France, à la situation guerre avantageuse. En effet leur «ghettoïsation» dans les banlieues très mal aménagées, au sentiment d’insécurité permanent, à l’avenir professionnel limité, à la dénigration permanente, a entraîné un profond malaise de ces ««beurs»». La conséquence ? Ils sont en manque de repères, ils se cherchent une cause à laquelle se rattacher. Et la seconde Intifada est venu leur en apporté une ! La lutte contre l’ennemi sioniste. Ils s’engagent dans une cause qui concerne deux peuples, hébreu et palestinien, qui se trouvent à plus de 4500 kilomètres de la France. Le résultat : juifs et arabes sont en guerre en France. Mais pourquoi : la guerre concerne Israël  et la Palestine, et non pas juifs et arabes. Au lieu de s’unir pour combattre le racisme en France ils préfèrent s’affronter. Ils préfèrent se combattre ce qui se matérialise par la profanation de nombreux site religieux juifs en France (synagogue, écoles) mais aussi par une mise à l’écart encore plus conséquente de ces «beurs». Personne n’est donc gagnant dans cette affaire.
 
            Cette situation n’est plus tolérable ! Cette guerre israélo-palestinienne ne concerne en rien juifs et arabes de France. Par contre les persécutions racistes dont ils font l’objet les concernent. Stop les amalgames ! Israéliens et juifs sont différents. Palestiniens et maghrébins aussi. Les raisons de la guerre, quelles qu’elles soient et surtout quel que soit le jugement que l’on porte sur elles, ne doivent pas mener à cette situation complètement sclérosée où deux peuples de France s’affrontent pour une cause qui n’est pas la leur. Bien sûr cela n’empêche pas chacun d’avoir son opinion, ou de prendre partie pour tel ou tel camp, mais dans le respect de l’autre. Juifs et arabes se doivent de se respecter dans leurs idées et leurs positions. Mais surtout ils doivent cesser ces affrontements. Il y a bien assez d’antisémitisme et de racisme en France pour qu’en plus il faille rajouter un conflit supplémentaire. Personne n’y trouve son intérêt, si quelconque intérêt puisse exister dans ce type d’affrontement.
 
            Juifs et arabes doivent s’unir dans la lutte contre les attaques dont ils sont victimes. Ils en seront que plus forts. C’est bien connu : «l’union fait la force», alors qu’au contraire la division affaiblit tout le monde. Mais la réalité n’est pas toujours conforme à la rationalité … 
 
 
 
 Jeremy Muraben
22/10/2003
Par Zéphyr & Rémy
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Mercredi 12 avril 2006

Hello!

Alors, non, ce n'est pas un article sur la privatisation de la SNCF!!!

C'est une petite interrogation sur la Cocaïne, son usage est devenu banal, trop banal et  touche toutes les catégories sociales.

Besoin d'assurer, de se sentir fort face à un travail collosal, de profiter de la fête, la cocaïne a d'abord envahit le milieu de la teuf pour ensuite se banaliser dans les grandes entreprises, avant de devenir une drogue "populaire".

Il n'y a donc plus une soirée où l'on ne peut s'en procurer, cela me fait penser à mes premières sorties d'adolescent (il y a bien longtemps) où il y avait toujours un bout de shit à effriter.

Personnelement, cet usage de la drogue comme dopant m'inquiète, car que deviendrons les cerveaux de ceux qui sniffent?

Et ceux qui s'y refusent, pourront ils assurer leur travail sans dopant?

Un article du Monde est sorti aujourd'hui sur ce thème, je ne peux que vous conseiller de le lire et de réagir!

Un rail qui déraille dans ma tête...

Rémy

Par Rémy
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Samedi 6 mai 2006

DEVOIR DE MEMOIRES

À quelques jours du 10 mai, journée nationale de commémoration de l'esclavage, TOC revient sur les conflit mémorielles et le traitement de l'histoire dans la société française. L'enjeu pour la France est d'accepter son identité métissée. (...)   Entretiens de Leïla Dixmier, du collectif devoirs de mémoires et des historiens Gérard Noiriel et Marc Ferro. (...)

Vous retrouverez l'article dans le journal TOC (voir liens)

Par Zéphyr & Rémy
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Jeudi 29 juin 2006

Vive la France ,

 

 

 

Encore une fois le foot fait jaillir la beauté de la France , la ferveur, la fierté d’être français sans être nationaliste. La France BBB (Black Blanc Beur), a été mardi soir AAA comme l’andouillette. L’origine contrôlée des andouillettes n’était pas de mise ce soir de victoire. Mais le contrôle des origines reste un principe d’andouille. Pardon pour la facilité du jeu de mot.

Issu d’une cité Grenobloise l’origine de mes amis n’était pas un problème mais un fait, pour moi il n’y avait pas d’autre France, Nadir, Kader, Laurent, Fabrice, Sofian… avaient un point commun ils étaient français. Dans ma classe un seul garçon n’avait pas la nationalité française. Et puis je suis sorti de cette cité et j’ai découvert l’autre face de la France , celle où l’origine devient votre nationalité. Celle où lorsque l’on s’appelle Mohammed l’on est pas français mais « de quelle origine ? ». Ah oui le Maroc quel beau pays les palmiers sont magnifiques et puis il fait beau !  Ou le « ah oui c’est pour ça, t’es typé ». Mais le type français il est typé quand même ? Il est blanc ou un peu mate de peu ? Non le français il est juste entre les deux. Ce n’est pas non plus une question de prénom. Mes parents ont eu le géni et l’audace de me nommer sans rapport avec mes origines. Alors depuis que je suis jeune, j’ai observé des milliers de personnes s’interroger, être déstabilisés par ma tête et mon prénom qui de toute évidence sont loin d’être d’origine contrôlée. Sans traits caractérisés, je passe pour « un méditerranéen », un italien, un espagnol, je fais toute l’Afrique du nord, et peux même passer pour un pakistanais. Si ma barbe est trop fournie je me fais contrôler mais en costard bien rasé, je passe les mailles, même chargé comme une mule. L’Amérique du sud est un passage obligé mais souvent oublié. Et quand j’évoque la France j’entends les petits rires, les grimaces qui disent, non ce n’est pas possible… Et chaque fois je me dis « mais bordel c’est quoi la France  ? Une putain de peau blanche avec des cheveux châtains et un prénom à la con ? Ou, c’est un pays porté par des idées républicaines, ouvert sur les cultures et qui intègre ses différentes composantes pourvu qu’elles acceptent les règles  politiques qui fondent les relations entre les individus ? Ces questions, ces étonnements, je les ai vu sur des milliers de visages de couleurs différentes, d’origines différentes mais la plupart du temps français.

 

 

 

Où voulais-je en venir en parlant de foot et d’origine BBB ? C’est le traitement par les médias lorsque pour fêter la victoire toute une partie de la population était descendu dans la rue. Cette médiatisation m’avait fait dresser quelques poils. Les phrases innocentes comme « des milliers de personnes d’origines… tous ensemble pour fêter la victoire de la France  ! » Quelle belle connerie derrière cette bonne intention de dire que la France a bien d’autres origines et que ce soir elles se mêlent. Qui pourrait me dire ce que cela veut dire d’origine française ? Comme pour les andouilles et les bovins : élevés et fabriqués et France ça oui ! Le boudin noir ou blanc de votre bouché il reste français ? Alors ?!

Non vraiment ce genre de phrase massacre l’identité française et le pluriculturalisme en faisant de l’origine le référent. Car sur quel critère ces journalistes, éditorialistes, « penseurs » se sont appuis pour crier la beauté de la France BBB  : le faciès ! Ce critère là, qu’utilise la police et qui provoque tant l’ire de ces mêmes personnes…

La France n'est-elle pas « Une et Indivisible » ? Est-elle d’origine ? Alors,  dans les rues c'était la France Black Blanc Beur, oui, pour les couleurs de peaux, mais les différences s'arrêtent là. Dès que les commentateurs parlent de noirs d'origine ci et beur d'origine là ils commettent une grave erreur qui pousse au racisme -parfaitement- car ils insinuent  que la couleur est le principal critère de différenciation. Ces mêmes commentateurs ont-ils évoqué l'origine des "blancs" dans la rue ? Non ! Pourquoi ? Parce qu'ils sont... blancs ou français ou de Bretagne qui est une région ! Ah d'accord mais les métisses eux ont une origine qui vaut le mérite d'être citée: Guadeloupe; Martinique... c'est pas en France ça ? Alors bordel quelle différence entre deux territoires français ? La densité de gens "de couleur" ? Dans ce cas un Blanc de Sarcelles mérite qu'on parle de son origine de : "Blanc d'origine de Sarcelles" etc.

Pour moi la France est Une et Indivisible (même décentralisée), car elle est une communauté de personnes qui sont d’accord pour vivre plus ou moins de la même façon –ok c’est de plus en plus dur-, la diversité de la France n’existe qu’au niveau de l’individu et non des foules.   

Tous ces gens dans la rue pour fêter la victoire de la France sont français, ils portent les couleurs, supportent l’équipe ils ne sont pas d’origine… ils sont français. Une façon simple de vérifier cela : allez-vous descendre dans la rue fêter avec des milliers de personnes inconnues la victoire d’une équipe qui n’est pas la votre ? Aurez-vous la même énergie, la même folie ?

Je supporte Marseille et la victoire d’une autre équipe française au niveau européen est quelque chose qui me fait plaisir mais je n’aurais ni les larmes ni la joie d’un lyonnais de cœur ou d’un supporteur parisien. Il en va de même pour la France , ces jeunes comme moi qui sont dans la rue klaxonnant, hurlant, paradant avec des drapeaux tricolores… qui peut croire qu’ils ne se sentent pas, qu’ils ne sont pas français ?  Leur origine est secondaire, ils la vivent mal, souvent parce qu’on la leur renvoie comme la première de leur spécificité. Alors quand il y a un mouvement de foule comme celui que provoque la coupe du monde, tachons de ne pas tomber dans l’analyse facile et faussement intégrative qui consiste à mettre en exergue les origines. Il faut au contraire, célébrer le regroupement des français, leur joie, l’attachement au pays, à ses couleurs… sans faire de cela un élément politique car le foot ne permet pas d’effacer les problèmes sociaux, de trouver des solutions pour mieux vivre ensemble et accepter les différences.

 

 

 

Pendant l’été la France est un peu moins regardante aux origines, je ne sais si c’est le fait d’être en vacances détendu ou si le brossage réduit les distances entre les origines.

 

 

 

ZEP

Tite vidéo des champs élysées le soir de la victoire contre l'espagne

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<div class="bl-lien"><a href="http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3242,54-789096,0.html" target="_blank">La fête sur les Champs</a><br />LEMONDE.FR | 28.06.06<br />
<div align="right">&copy; <a href="http://www.lemonde.fr"

 

 

Et cette video au stade charlety: Si vous trouvez celui qui n'est pas français vous avez gagner une sucette.

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<div class="bl-lien"><a href="http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3242,54-789087,0.html" target="_blank">La victoire des Bleus depuis le stade Charléty</a><br />LEMONDE.FR | 28.06.06<br />
<div align="right">&copy; <a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank"><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif" border="0" height="13" width="67" align="absmiddle" alt="Le Monde.fr" title="Le Monde.fr"></a></div></div>

Par Zéphyr
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Vendredi 21 novembre 2008

Un véritable défi pour la santé et le système de retraite.

Alors que le taux de chômage augmente chez les quinqua et plus, les gouvernements votent pour l'allogement de la durée du travail. Il est toujours fait référence à l'espérance de vie pour légitimer ce choix, pourtant une étude récente vient de relever l'importante différence entre "espérance de vie" et "espérance de vie sans incapacité"

Santé : survivre n'est pas vivre

LE MONDE | 18.11.08 | 15h20  •  Mis à jour le 18.11.08 | 21h00

 

L'espérance de vie augmente mais les hommes et les femmes vivent-ils plus longtemps en bonne santé et en conservant leur autonomie ? Peut-on, en d'autres termes, quantifier la qualité de l'espérance de vie ? Tel est l'objectif que s'était fixé un groupe de chercheurs travaillant dans le cadre de l'Observatoire européen des espérances en santé. Les résultats de ce travail original coordonné par Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l'Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm), ont été publiés, lundi 17 novembre, sur le site de l'hebdomadaire médical britannique The Lancet.

Cette recherche visait notamment à préciser quelle était, en 2005, l'espérance de vie moyenne dite "sans incapacité" (ou encore, "en bonne santé") des personnes âgées de 50 ans. Outre la très grande hétérogénéité observée entre les populations des quinze pays d'Europe de l'Ouest et les dix derniers entrants, ce travail scientifique soulève une série de questions politiques et économiques quant aux projets nationaux en cours visant, dans le cadre de l'Union européenne, à allonger la durée du travail et des cotisations aux régimes des retraites. Il renvoie aussi aux questions de santé publique que soulève l'allongement de l'espérance de vie.

"Au fur et à mesure que la durée de l'espérance de vie progresse, l'amélioration de la qualité de la vie des personnes vieillissantes exposées aux maladies chroniques, cardio-vasculaires, cancéreuses, neurodégénératives devient un enjeu majeur de santé publique dans les pays industriels", fait-on valoir à l'Inserm.

Comment définir une espérance de vie "sans incapacité" ? Les auteurs de l'étude ont cherché à cerner auprès des personnes interrogées âgées de 50 ans les difficultés rencontrées - ou non - depuis six mois dans la réalisation des activités de la vie quotidienne (alimentation, travail, déplacement, etc.). Le résultat obtenu fait apparaître un décalage important avec l'espérance de vie, qui s'établissait, en 2005 dans l'Union européenne, à 78,6 ans pour les hommes et à 83,5 ans pour les femmes. L'espérance de vie sans incapacité est, elle, beaucoup plus faible, s'établissant, la même année, à 67,3 ans pour les hommes et à 68,1 ans pour les femmes. Mais il apparaît aussi que les Européens sont loin d'être égaux face à ce nouvel indicateur.

La plus faible espérance de vie sans incapacité a été observée en Estonie (59 ans pour les hommes, 61 ans pour les femmes) et la plus forte au Danemark où elle s'élève à 73 ans pour les hommes et à 74 ans pour les femmes. La France est très proche de la moyenne européenne : 68 ans pour les hommes et 69 ans et 8 mois pour les femmes. Mais le fait de vivre dans un pays développé ne garantit pas nécessairement une espérance de vie sans incapacité importante. Ainsi en Allemagne, l'âge moyen d'espérance de vie sans réduction de l'autonomie s'établit-elle à 63 ans pour les hommes et à 62 ans pour les femmes.

Des très fortes différences nationales apparaissent aussi quand on associe la durée de l'espérance de vie à 50 ans et celle de l'espérance de vie sans incapacité. Les durées les plus élevées sont recensées au Danemark, à Malte, en Italie, au Pays-Bas et en Suède et les plus basses en Lituanie, en Estonie en Lettonie et en Hongrie.

Autres observations : dans les dix pays qui ont récemment intégré l'UE, l'âge de départ à la retraite est supérieur ou coïncide avec l'âge moyen auquel les personnes peuvent espérer vivre sans incapacité. La plupart des différences observées peuvent être corrélées avec le produit intérieur brut des différents pays et le niveau moyen des dépenses de santé engagées par les Etats pour les personnes âgées. De même, une faible espérance de vie sans incapacité peut être associée, chez les hommes seulement, à de longues périodes de chômage, de courtes études et un faible niveau d'éducation.

Au vu de ces données, la conclusion, pour les auteurs de l'étude, coule de source : il ne fait aucun doute que dans plusieurs pays de l'UE, l'augmentation de l'âge du départ à la retraite sera en pratique difficilement réalisable sans la mise en place de politique visant à améliorer l'état de santé général des personnes concernées.


Jean-Yves Nau

 

Améliorer le taux d'emploi des 55-65 ans

L'étude publiée dans The Lancet du 17 novembre s'inscrit dans la perspective de la "stratégie de Lisbonne" adoptée en 2000 qui a vu le Conseil européen fixer comme objectif d'augmenter le taux d'emploi. Ce taux était alors de 61 % en moyenne et l'objectif était d'atteindre un niveau aussi proche que possible de 70 % en 2010.

Cet objectif sous-entend une forte proportion de personnes actives dans la tranche d'âge des 55-65 ans. En 2005, la Commission européenne plaidait pour "une conception de la société pouvant intégrer aussi bien les populations vieillissantes que les jeunes générations, notamment dans la perspective du développement de notre main-d'oeuvre".

Par Zéphyr & Rémy
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